

Association Darngh Isgouffa Maroc- Première Rencontre - Coup de Foudre - Darngh « chez nous » - Isgouffa - Que faire et comment faire ? - 8 novembre 2006 - De l’eau à 56 m ! - Les familles d’Isgouffa - Les médiateurs - 28 décembre 2006 - 11 janvier 2007 -
Comme nous le pensions, le choix d’une association de développement parmi la centaine qui existe dans les environs de Marrakech n’est pas facile. Nous venons de raccrocher avec Ali Ouaaziz. Ce sera la première rencontre dans notre recherche d’une association avec qui collaborer et à qui apporter notre soutien… Wait and see…
Rendez-vous est pris après Ftour (la rupture du jeune car nous sommes
en période de Ramadan).. au café Solaris, à côté de
la boutique Mobilia, sur l’avenue Mohamed V.
…
C’est un homme d’un certain age, simple et souriant, qui nous
accueille. Autour d’un verre de thé, dans un petit café de
Gueliz, la partie « moderne » de Marrakech, Ali commence
son récit, l’histoire de l'association Darngh pour le développement
rural…
Pendant près d’une heure, sans s’arrêter, ce petit homme enthousiaste va nous raconter l’histoire de l’association et ses projets. L’homme et son discours sont à la fois passionnants et touchants.
Ingénieur Agronome, Ali travaille pour une société qui, à Marrakech, met en sachet pour de grands groupes internationaux du thé et de la tisane. Originaire de la région d’Amizmiz, 60 km au sud de Marrakech, il a crée l’association Darngh pour initier une dynamique de (re)développement de sa région natale. Souffrant d’un cruel manque d’eau et de l’exode rural, cette commune autrefois prospère est aujourd’hui l’une des plus pauvres de toute la région.
Fort de son savoir-faire professionnel, Ali est persuadé que la région peut retrouver ses richesses, à travers un projet système simple et collectif de cultures à la fois commerciales et vivrières.
Ce projet s’intitule « Les Carrés de La Dignité ».
>> SuiteLe principe est simple :
Donner les moyens à chaque famille de cultiver une parcelle de terre d’1/2 hectare afin de produire des plantes aromatiques, des fruits et des légumes destinés à être vendus au souk hebdomadaire d’Amizmiz ou à Marrakech. Pour démarrer, le projet à besoin d’un élément banale mais essentiel, de l’eau. Cela se traduit plus concrètement par :
Un puits à creuser et à équiper d’une pompe
Un bassin de stockage de l’eau à construire
Un système d’irrigation par goutte à goutte à installer
Si la main d’œuvre est présente au village, il lui manque les moyens financiers pour démarrer son travail.
Nous prenons rendez-vous avec Ali pour, le lendemain même, nous rendre au bled…
>> SuiteIsgouffa est le douar (hameau) de la commune choisi par Ali pour mettre en place le projet des « Carrés de La Dignité ».
C’est dans ce douar que les habitants sont le plus motivés pour réaliser les carrés de la Dignités. Malgré leur scepticisme à notre égard, Ali parviendra à les convaincre de la sincérité de notre approche et de notre volonté de les soutenir pour mener à bien ce projet de développement durable et citoyen.
>> SuiteDe retour à Marrakech, nous élaborons avec Ali le cadre d’une collaboration possible entre notre société Orangina Schweppes et L’association Darngh aux travers de son projet « Les Carrés de La Dignité » .
Orangina Schweppes pourrait soutenir l’association de deux manières :
En participant immédiatement au financement des éléments essentiels au développement du projet (puits, système d’irrigation)
En donnant, le 11 janvier 2006, un « coup de main » effectif aux villageois pour finir d’installer et planter leurs Carrés de Dignité. L’objectif est de planter 400 oliviers, et autant d’arbres fruitiers.
>> SuiteFeu vert de l’ensemble du comité de direction Orangina Schweppes pour soutenir l’opération.
Ali est très ému lorsque nous lui annonçons la bonne nouvelle. Tellement d’organismes étatiques importants sont venus par le passé visiter la commune et faire des promesses non suivies, il nous avoue qu’il n’y croyait pas complètement…
Reste à passer à l’action…
Dès notre accord pour soutenir « les Carrés De La Dignité », le travail à démarré à Isgouffa. Nous nous rendons sur place pour voir l’avancé des travaux. Malgré la pluie, le puisatier est à l’œuvre. Nous scellons notre amitié avec les villageois autour d’un tajine préparé par leur soins. Un délice.
Ali nous annonce qu’il y a de l’eau dans le puits, à 56
m seulement !! Abdullah !!
Le puisatier va continuer sont travail pour descendre plus profond dans la
nappe afin d’assurer un débit suffisant pour l’irrigation
des parcelles.
Nous sommes de retour au Bled. Le travail a bien avancé. Les parcelles ont été définies et les tranchées pour l’installation du système d’irrigation sont presque terminées. La pompe est scellée le jour même sur le puits.
Au programme de cette journée :
À la nuit tombée, de retour à Marrakech, nous rencontrons les 40 jeunes étudiants, garçons et filles, intéressés pour être les « médiateurs interprètes » de la belle rencontre qui se prépare.
Pour tout ceux qui ont l’habitude, pour gagner un peu d’argent, d’encadrer des groupes de touristes, c’est un briefing inhabituel. Nous leur expliquons le projet et ce que nous attendons d’eux.
« Être les traits d’union entre nos deux cultures ».
Même si certains semblent quelque peu intimideés par le rôle
que nous leur demandons de jouer, ils sont touchés par le projet et
sont tous motivés et volontaires pour l’opération.
Les nouvelles du douar sont bonnes…
Après un déjeuner au bled, le moment viendra de donner ce « coup de main » pour lequel nous sommes là.
Maintenant, c’est à nous tous d’écrire la suite
de l’histoire …